1. Accueil
  2. CARRIÈRE
  3. Pourquoi le marché de l'emploi résiste en 2025

Pourquoi le marché de l’emploi résiste en 2025

par | Sep 24, 2025

Marché de l’emploi 2025 : pourquoi il résiste

Un marché sous pression… mais qui tient le choc

Inflation persistante, taux d’intérêt élevés, croissance en berne : l’économie mondiale traverse une phase délicate. Pourtant, contre toute attente, le marché de l’emploi 2025 continue d’afficher une vigueur étonnante.

Les chiffres du chômage restent bas, les entreprises recrutent toujours, et certains secteurs peinent même à trouver des candidats. Comment expliquer cette situation paradoxale ? Et surtout, comment en profiter intelligemment en tant que salarié, demandeur d’emploi ou freelance ?

Décryptage d’un marché du travail résilient face à la crise.

L’économie ralentit, mais l’emploi résiste

Depuis 2023, les grandes économies font face à plusieurs vents contraires :

  • Inflation encore élevée, bien que ralentie.

  • Taux directeurs élevés, pour contenir la hausse des prix.

  • Consommation en baisse, sous l’effet du pouvoir d’achat rogné.

  • Investissements prudents, notamment des PME.

Malgré ce contexte, le marché du travail reste dynamique. Le marché de l’emploi 2025 surprend par sa stabilité, voire par sa tension dans plusieurs secteurs.

Pourquoi le marché de l’emploi résiste

Cette résistance tient à plusieurs facteurs structurels et conjoncturels.

1. Une pénurie chronique de main-d’œuvre

De nombreux secteurs souffrent depuis des années d’un manque de personnel :

  • Santé, médico-social.

  • BTP, travaux publics.

  • Transport, logistique.

  • Hôtellerie-restauration.

  • Numérique, cybersécurité.

Même en période de ralentissement, les entreprises doivent maintenir leurs effectifs, voire anticiper des besoins futurs.

2. Un vieillissement de la population active

La génération des baby-boomers part massivement à la retraite. Cela crée un vide que les générations suivantes peinent à combler.

En 2025 :

  • Moins d’actifs entrent sur le marché.

  • Les seniors quittent massivement le salariat.

  • L’immigration professionnelle ne compense pas encore entièrement.

Résultat : la tension persiste, même si la demande baisse légèrement.

3. Des entreprises qui évitent les erreurs de 2008

Lors de la crise financière de 2008, de nombreuses entreprises ont licencié en masse trop tôt, se retrouvant sans main-d’œuvre lors de la reprise.

En 2025, les employeurs sont plus prudents :

  • Moins de licenciements préventifs.

  • Maintien des recrutements stratégiques.

  • Volonté de fidéliser les salariés compétents.

Cette stratégie limite les effets d’un éventuel ralentissement sur l’emploi.

L’emploi reste dynamique dans certains secteurs

Le marché de l’emploi 2025 reste particulièrement actif dans plusieurs domaines, malgré la conjoncture :

  • Numérique : les entreprises poursuivent leur digitalisation, créant des postes de développeurs, data analysts, experts cybersécurité.

  • Énergies renouvelables : la transition écologique stimule le recrutement dans le solaire, l’éolien, l’efficacité énergétique.

  • Soins et accompagnement : vieillissement oblige, la demande en soignants, aides à domicile, psychologues explose.

  • Logistique : malgré la baisse de la consommation, l’e-commerce et les chaînes d’approvisionnement maintiennent une forte demande.

Ces secteurs offrent des opportunités même en période d’incertitude économique.

Des formes d’emploi qui évoluent

Si le CDI reste la norme, on observe une évolution des pratiques :

  • Augmentation du recours aux freelances : flexibilité pour l’entreprise, autonomie pour le professionnel.

  • Multiplication des contrats courts (missions, CDD) pour s’adapter au contexte.

  • Développement du temps partiel volontaire ou choisi.

Le marché du travail s’adapte pour absorber les chocs économiques sans casse sociale.

Le rôle clé de la Banque centrale

La Banque centrale européenne (BCE) et les autres institutions monétaires tentent un exercice d’équilibriste :

  • Maintenir la pression sur l’inflation (via des taux élevés).

  • Éviter d’étouffer complètement l’activité.

Elles espèrent un atterrissage en douceur (soft landing) : ralentir l’économie sans la plonger en récession. Pour cela, elles surveillent de près :

  • L’évolution des prix.

  • Le chômage.

  • Le comportement des entreprises en matière d’embauche.

Pour l’instant, le marché de l’emploi 2025 joue en leur faveur.

Ce que cela change pour vous (salariés et chercheurs d’emploi)

Vous pouvez profiter de cette fenêtre d’opportunité. Voici comment :

1. Négocier votre évolution

Même en période d’incertitude, les entreprises veulent conserver leurs talents. Profitez-en pour :

  • Demander une revalorisation salariale.

  • Obtenir une mobilité interne (nouveau poste, télétravail, formation).

  • Proposer de nouvelles responsabilités.

Un marché tendu joue en votre faveur, même si la croissance fléchit.

2. Postuler de façon stratégique

Ne vous fiez pas uniquement aux sites d’annonces. Pour accéder aux meilleurs postes :

  • Activez votre réseau.

  • Ciblez les entreprises en croissance.

  • Postulez dans les secteurs en tension.

  • Travaillez votre profil LinkedIn et votre visibilité pro.

Même en 2025, le marché caché de l’emploi reste une clé essentielle.

3. Repenser votre sécurité professionnelle

Dans un monde incertain, la sécurité ne vient plus seulement du CDI. Elle repose sur :

  • La mise à jour régulière de vos compétences.

  • Une bonne gestion de votre image professionnelle.

  • Une capacité d’adaptation (polyvalence, autonomie, formation).

Le salarié de 2025 doit être agile et proactif dans sa carrière.

Et si la situation se retourne ?

Même si le marché de l’emploi 2025 résiste, le risque de retournement existe. Voici comment s’y préparer :

  • Créez un fonds d’urgence (3 à 6 mois de dépenses).

  • Évitez les crédits à long terme ou engagements financiers risqués.

  • Diversifiez vos sources de revenus (freelance, side hustle, investissement).

  • Formez-vous à des compétences transférables (gestion, numérique, langues…).

Préparer le pire, c’est rester confiant dans un monde incertain.

Pourquoi cette résilience ne durera pas toujours

Même solide, le marché de l’emploi reste sensible aux cycles économiques. Quelques facteurs pourraient le fragiliser :

  • Nouvelle vague de faillites si les taux restent hauts trop longtemps.

  • Baisse durable de la consommation.

  • Crise géopolitique ou énergétique.

  • Resserrement brutal du crédit.

D’où l’importance de profiter maintenant de cette stabilité relative pour sécuriser sa trajectoire professionnelle.

Liste ordonnée : que faire dès maintenant

Identifiez vos compétences fortes et transférables.

Mettez à jour votre CV et votre profil pro.

Demandez un point d’évolution avec votre manager.

Épargnez un filet de sécurité.

Ciblez les secteurs porteurs dans votre région.

Développez une compétence “reconversion” (langue, digital, gestion…).

Activez votre réseau : LinkedIn, événements, anciens collègues.

Ce que nous enseigne 2025

Le marché de l’emploi résiste parce qu’il a changé profondément :

  • Les employeurs privilégient la fidélisation plutôt que le turn-over.

  • Les salariés cherchent du sens et de la stabilité, pas uniquement du salaire.

  • Les États soutiennent l’emploi via la formation, la reconversion, les aides à l’embauche.

Ces mutations rendent le marché plus souple, plus réactif, et donc plus résilient face aux crises.

Conclusion

Le marché de l’emploi 2025 étonne par sa solidité, malgré une économie sous tension. Moins d’offres, certes, mais plus ciblées. Moins de croissance, mais plus de besoins en compétences rares. C’est un moment-clé pour poser des jalons solides dans sa carrière.

Les informations présentes dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement. Elles ne constituent ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée. Les produits ou services cités le sont à titre d’illustration et ne constituent pas une recommandation commerciale ou financière. L’auteur du site n’est pas conseiller financier agréé (CIF). Veuillez consulter un professionnel avant toute décision financière.

Les articles